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À une époque où les enjeux climatiques et la surstimulation numérique sont préoccupants, le jardinage offre un moyen d’agir de façon concrète sur son environnement. Il permet de transformer les défis en opportunités en usant de créativité, d’ingéniosité et d’originalité.

D’ailleurs, on ne plante plus uniquement pour s’offrir un environnement agréable. On cherche à avoir un impact positif, visible et immédiat, à redonner à la communauté et à contribuer à la préservation de la planète. Le jardin devient le dernier endroit où, du chaos, on peut faire sortir quelque chose de constructif, d’exaltant, de plus grand que nature!

Place au réensauvagement (« rewilding ») 

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Le réensauvagement propose une restauration écologique à grande ou à petite échelle en laissant la nature reprendre ses droits. Au nom de la biodiversité, on laisse la nature s’autoréguler et donner à nouveau naissance à des paysages plus riches et plus sains, pour le bien de la planète et de l’humanité. 

D’ailleurs, lorsqu’il est question de jardinage, la question n’est plus «qu’est-ce qu’on plante» mais bien «pourquoi on plante» : on plante avec l’idée de redonner aux pollinisateurs, aux communautés et à la planète.  

Limiter l’intervention humaine, réintroduire les espèces disparues, semer des fleurs sauvages à la volée, laisser des parcelles de terrain en friche, toutes ces actions contribuent à la restauration des écosystèmes. Cela permet de renforcer leur résilience face aux changements climatiques et leur défense face aux espèces exotiques envahissantes.

Les pelouses impeccables, les arbustes taillés drastiquement et les parterres en monoculture sont relégués au passé, au même titre que l’utilisation d’herbicides et de pesticides chimiques. On mise sur les produits biologiques et les pratiques écologiques pour retrouver un précieux équilibre naturel trop longtemps bouleversé. 

Le jardin, reflet de l’individualité

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Le jardin se démocratise. Il s’adapte non seulement aux différents espaces, mais également aux différentes aspirations. Authentique et imprévisible, il exprime d’abord qui l'on est. D’ailleurs, le jardin raconte notre histoire. En façade, il sert d’introduction et prépare à vivre une expérience sensorielle unique, tandis que les espaces de vie extérieurs révèlent qui nous sommes et les rêves qui nous habitent.

La nouvelle génération de jardiniers contribue particulièrement à populariser l’idée que le jardin doit exprimer qui l’on est. Elle se plaît à découvrir et expérimenter, à intégrer au paysage des objets faits maison et privilégie des styles audacieux aux parterres de fleurs traditionnels et prévisibles.

Andrew Bunting, vice-président horticulture à la Pennsylvania Horticultural Society (PHS), qui tient depuis 1829 l’un des plus grands événements horticoles au monde, le confirme : « Les tendances de 2026 reflètent la façon dont les jardiniers expérimentent, apprennent et trouvent de la joie dans chaque recoin de leur jardin. Le jardinage continue d’évoluer alors que les gens explorent de nouvelles façons de se connecter à la nature, d’exprimer leur créativité et de cultiver nourriture et beauté dans leurs propres espaces. »

Le jardin à l’ère de l’IA et des réseaux sociaux

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On plonge dans l’univers des réseaux sociaux pour découvrir des astuces pratiques, des conseils, des idées, de l’inspiration. On confie à l’IA la tâche de réaménager notre espace extérieur à l’infini. En un clic, on découvre comment propager un rosier, multiplier une hydrangée, faire refleurir une orchidée, faire pousser des lithops

Cela dit, on garde un œil critique sur les recommandations loufoques et les images irréelles. Et surtout, lorsque vient le temps de mettre les conseils en pratique, on se fie à des sources fiables et on suit les conseils des pros.

Les connaissances acquises au fil du temps transforment le jardin en un laboratoire amusant qui donne lieu à d’heureuses surprises et où l’échec sert simplement d’excuse pour recommencer!

La couleur de l’année 2026 

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Véritable phénomène en Asie depuis quelques années, la couleur kusumi conquiert l’Occident. Organique et intemporelle, cette nuance poudrée évoque le passage du temps : pétales fanés, fleurs séchées, vêtements délavés…

Pour 2026, on prédit que ce rose neutre, à la fois sophistiqué et romantique, gagnera du terrain au jardin au cœur de paysages luxuriants, mettant à la fois en valeur le bois patiné et la céramique vintage. 

Nos plantes coups de cœur de l’année :

  • Hydrangée arborescens American Lace Pink
  • Hydrangée paniculata Pink Shades
  • Nandina Blush Pink 
  • Abelia Suntastic Pink 
  • Camélia October Magic Dawn
  • Hibiscus Pink Chiffon
  • Pivoine Itoh Old Rose Dandy
  • Rosier hybride de thé Mother of Pearl 
  • Rosier hybride de thé Princesse Charlene de Monaco 
  • Scabieuse Pink Mist
  • Immortelle Silvery Rose
  • Astilbe chinois Vision in Pink
  • Rose trémière Cottage Rose Abricot
  • Rose trémière Majorette Double Champagne
  • Hémérocalle Scottish Fantasy 
  • Hémérocalle Luxury Lace
  • Philodendron Pink Princess 

Collectionner les plantes est tendance!

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Les collections font un grand retour. En opposition à la culture du jetable, elles offrent un certain apaisement en misant sur le côté permanent et durable des choses. 

Tandis que les technologies facilitent les recherches, les influenceurs alimentent l’engouement des collectionneurs, et la catégorie qui connaît l’essor le plus rapide est sans contredit celle des plantes. Ce sont les nouveaux Pokémon qu’on chasse et collectionne!

Sur TikTok et Instagram, les influenceurs identifient les vedettes de l’heure et font grimper les enchères : cultivars rares, couleurs de feuillage recherchées, panachures étonnantes, pois, nervures contrastées… Avis à tous : en ce début d’année, le monstera Thai Constellation aurait laissé sa place au Burle Marx Flame.

Plusieurs se passionnent également pour les variétés de plantes oubliées et de légumes anciens. On dévalise les jardins des grands-parents, on récupère des semences de fleurs dans les jardins centenaires ou auprès de producteurs qui partagent l’objectif de planter non seulement pour la beauté, mais surtout pour préserver les trésors du passé.

À savoir : À l’ère de l’intelligence artificielle, il ne faut pas toujours se fier à ce que l’on voit. Plusieurs revendeurs n’ont aucun scrupule à vendre en ligne des semences de plantes qui n’existent pas, alors évitez de tomber en amour avec un monstera rose!

Les jardins accueillants et sécuritaires pour les animaux de compagnie

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Selon une étude, 70 % des jardiniers amateurs possèdent un animal de compagnie et 87 % d’entre eux considèrent leur compagnon comme un membre de la famille. Pas étonnant que les espaces extérieurs évoluent pour les accueillir! 

La pelouse doit être épaisse et luxuriante (et résistante), car nos compagnons aiment s’y rouler. On aménage des zones d’ombre sous les arbres et arbustes, des espaces de jeux ainsi que des points d’eau. On opte enfin pour des plantes sans danger pour les animaux et on plante entre les dalles des couvre-sols moelleux, tout doux sous les pattes.

Aux compagnons traditionnels s’ajoutent les chevaux miniatures, les chèvres thérapeutiques et les poules pondeuses. Les canards, les oies, les cailles et les cochons font également fureur sur les réseaux sociaux. Cela va sans contredit de pair avec la grande tendance qui prône un retour à la nature.

L’effet jungle avec les plantes d’intérieur à l’extérieur 

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Selon la Royal Horticultural Society établie au Royaume-Uni, la vente des plantes d’intérieur a connu une augmentation de 15 % l’an dernier, dépassant celles des plantes de massifs et des herbes aromatiques. 

Les plantes d’intérieur deviennent une obsession à l’échelle mondiale et les vedettes de l’heure font partie de la famille des Aracées : philodendron, pothos, lys de la paix, monstera, anthurium, alocasia, caladium, zamioculcas, dieffenbachia, etc. 

Ces plantes se déplacent aisément de l’intérieur à l’extérieur pour profiter à l’année de cet effet jungle tant recherché dans la maison comme au jardin. 

Vive les maxi et les mini formats

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À l’intérieur comme à l’extérieur, on cultive les extrêmes. Les plantes tropicales grand format occupent de plus en plus d’espace, tant dans les jardins que les maisons et les appartements, créant un effet jungle très apprécié. On aime particulièrement leurs feuilles surdimensionnées luxuriantes à l’allure extravagante. 

On craque aussi pour le microjardin, avec des variétés naines plus nombreuses que jamais. Plantes conifères, rosiers, légumes… on multiplie les pots jusqu’à en remplir terrasses et patios. Les piments de table, les aubergines compactes, les mini concombres en panier suspendu et même des vignes courtes font partie des variétés qui ne cessent de gagner en popularité. Ils sont si faciles à réussir et demandent si peu d’espace que tout le monde peut les cultiver.

Les paysages comestibles : un monde de possibilités

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Lorsque les temps sont plus difficiles, les potagers gagnent en popularité, c’est bien connu, mais la tendance actuelle va au-delà de ça. Les jardiniers amateurs se font plus aventureux. Ils veulent découvrir, expérimenter, créer, surprendre. Inspirés par des passions comme la cuisine et les voyages, ils cherchent à produire des comestibles uniques et sophistiqués et se lancent dans la culture de plantes exceptionnelles qui viendront enrichir leur paysage.

Figues naines, kakis, ananas, baies de Saskatoon (fruit de l’amélanchier), arachides, sans oublier le phénoménal pawpaw indigène, on souhaite produire des aliments originaux, quitte à les cultiver à l’intérieur durant la saison froide. La culture du cassis connaît notamment un regain de popularité avec les nouvelles variétés sucrées qui se dégustent sans avoir besoin d’être apprêtées.

Les jardins à faible consommation en eau

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Afin de mieux s’adapter et de faire montre de résilience face au réchauffement climatique, on réaménage le jardin pour lui permettre de traverser les canicules en beauté. Le xéropaysage, le jardin alpin ou de rocailles, le jardin sec et le jardin méditerranéen mettent tous en vedette des plantes tolérantes à la sécheresse, résistantes et faciles à entretenir.

Toujours aussi populaires : les tomates

Avec nos étés de plus en plus chauds et secs, des variétés traditionnelles éprouvées comme Shirley et Sungold ont connu un succès monstre l’an dernier, et les producteurs prévoient une forte demande en 2026. 

Les nouvelles variétés résistantes aux maladies ont également gagné la faveur des jardiniers amateurs, tout comme les variétés de tomates biologiques. Pour avoir accès à plus de variétés, et pour la satisfaction de les regarder pousser, on démarre ses semis de tomates au cours de l’hiver!

La folie des hortensias

Dans le monde de l’horticulture, bien des modes sont passagères, mais la popularité des hydrangées en Amérique du Nord est demeurée, incontournables dans les jardins et rehaussant la beauté des maisons centenaires, des vieux manoirs ou des villas cossues en bord de mer.

Chaque année, des producteurs de renom proposent de nouvelles variétés aux fleurs plus grosses et aux couleurs plus intenses, aux floraisons plus spectaculaires, plus précoces, plus durables. Si les nouvelles variétés séduisent à coup sûr, les classiques demeurent.

Les fermes de fleurs

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Les fermes de fleurs se multiplient en Amérique du Nord, transformant la façon dont les gens conçoivent, apprécient et achètent leurs bouquets. Certaines offrent la possibilité de venir cueillir sur place, d’autres proposent la livraison mensuelle de bouquets de fleurs saisonnières.

Leur succès peut être attribué au mouvement Achetez localement, qui permet d’avoir accès à des produits plus frais tout en soutenant l’économie et les petites entreprises de sa région. On aime aussi le fait que les fleurs soient cultivées de façon durable et que leur empreinte carbone soit faible puisqu’elles ne requièrent pas de transport ou de méthode de conservation.

En 2026, le jardin se veut plus vivant, plus personnel et plus responsable. Qu’on adopte le réensauvagement, qu’on expérimente avec l’IA ou qu’on mise sur des comestibles originaux, l’important est d’essayer. Parce qu’au jardin, chaque saison est une nouvelle occasion d’apprendre.