Les pratiques écologiques sont plus en vogue que jamais. Voici un guide pratique qui réunit les différentes actions qui supportent le jardin de l’avenir.
Favoriser la biodiversité
- Cultiver des plantes indigènes, plus résilientes et plus nourrissantes pour les oiseaux et les insectes locaux.
- Planter une grande variété de végétaux : annuelles, vivaces, herbes aromatiques, arbustes, arbres et plantes comestibles comme les petits fruits.
- Cultiver un jardin de fleurs sauvages.
- Préférer les haies aux clôtures, les brise-vent et les écrans végétaux aux structures construites.
- Fabriquer des hôtels à insectes.
- Encourager la présence des oiseaux au jardin.
- Planter des fleurs riches en nectar (bourrache, lavande, achillée, cosmos, soucis) et échelonner les périodes de floraison du printemps à l’automne.
- Installer des nichoirs, des mangeoires et des points d’eau peu profonds pour les oiseaux et les pollinisateurs.
- Éviter les éclairages trop vifs en soirée et éteindre les lumières extérieures durant la nuit.
Protéger les espèces vulnérables
- Travailler à éliminer ou à limiter la progression des plantes exotiques envahissantes qui détériorent les écosystèmes et nuisent à la biodiversité.
- Avant de planter, s’assurer que la plante choisie ne représente pas une menace dans votre région.
- Planter l’asclépiade. C’est la seule plante dont se nourrissent les chenilles du papillon monarque!
- Installer un abri pour chauve-souris. Elles vous remercieront en dévorant chaque nuit quantités d’insectes nuisibles.
- Laisser en friche une portion de votre terrain. Cela deviendra rapidement le refuge d’espèces d’oiseaux, d’insectes ou de petits mammifères jamais aperçus au jardin avant!
Économiser l’eau au jardin
- Opter pour des plantes adaptées au climat et à la région de façon à réduire les besoins en eau.
- Appliquer du paillis pour limiter l’évaporation et réduire les besoins en eau.
- Récupérer l’eau de pluie.
- Arroser au pied des plantes pour éviter les maladies et limiter l’évaporation. Procéder tôt le matin et favoriser l’irrigation au goutte-à-goutte ou avec un tuyau suintant.
- Offrir aux végétaux plus sensibles à la chaleur une ombre partielle en après-midi en les plantant près des arbres et des grands arbustes.
- Améliorer les conditions du sol en ajoutant du terreau de qualité et de la matière organique pour favoriser une meilleure rétention de l’eau.
- Remplacer les plantes fragiles par des plantes résistantes à la sécheresse.
- Découvrir les types de jardins résilients et luxuriants malgré la sécheresse.
Repenser le potager
- Cultiver bio : c’est meilleur pour votre santé et celle de la planète.
- Éviter de retourner la terre en profondeur au printemps. Cela perturbe les microorganismes en place.
- Privilégier les barrières physiques (sable, bière, voile anti-insectes) aux pesticides chimiques qui tuent aussi bien les insectes bénéfiques que les nuisibles et détruisent les écosystèmes. Au besoin, opter pour des produits écologiques.
- Pratiquer la rotation des cultures! Ne plantez jamais les mêmes légumes au même endroit deux années consécutives.
- Respecter les distances de plantation pour éviter la prolifération de maladies.
- Opter pour des variétés de végétaux résistants aux maladies.
- Utiliser du compost et des engrais biologiques. Éviter les engrais synthétiques.
- Pratiquer le compagnonnage.
- Découvrir les méthodes de culture écologiques qui permettent d’obtenir plus de légumes avec moins d’intervention humaine.
- Composter pour réduire la quantité de déchets et nourrir le jardin.
- Utiliser du paillis pour économiser l’eau et limiter la prolifération de maladies.
- Planter des fleurs à proximité des légumes pour favoriser la pollinisation et permettre une récolte exceptionnelle.
Encourager la présence d’insectes bénéfiques
- Cultiver un jardin de pollinisateurs ou une prairie fleurie.
- Nourrir les abeilles en début de saison ou entre les périodes de floraison.
- Abreuver les pollinisateurs tout en s’assurant qu’ils ne puissent pas se noyer (apprenez comment dans notre article).
- Tolérer la présence des bourdons, guêpes et abeilles dans les endroits où ils ne représentent pas un danger.
Apprendre à apprécier un jardin moins parfait
- Dans les jardins de fleurs et au potager, utiliser du paillis (paillis de cèdre, feuilles sèches déchiquetées, paille, etc.) pour protéger et nourrir le sol, améliorer sa condition et limiter la prolifération de mauvaises herbes.
- Traiter la pelouse lorsque survient un problème plutôt que de façon préventive (une pelouse fertilisée et en santé résiste mieux aux attaques).
- Dans les pelouses, si nécessaire, utiliser des herbicides écologiques localement plutôt que de façon systémique.
- Laisser pousser l’herbe plus longue dans certaines parties du terrain (si les tiques ne sont pas un problème dans la région).
- Accumuler dans un coin du terrain des feuilles mortes, des brindilles, des branches et d’autres résidus du jardin pour créer un refuge pour les insectes.
- Ne tailler les arbres et arbustes que lorsque nécessaire afin de ne pas chasser les oiseaux qui y ont construit leur nid.
- Reporter le ménage du jardin au printemps afin que les plantes puissent offrir aux insectes et aux oiseaux abri et nourriture durant la saison froide.
Le jardin de l’avenir se conçoit dès aujourd’hui. En protégeant les espèces vulnérables, en économisant l’eau, en repensant le potager et en tolérant une part de spontané, on crée un milieu plus sain pour nous… et pour la planète.